dimanche 27 octobre 2019

Le Cercle des Femmes Sages

Comment traverser les étapes de la vie dans un monde qui voudrait tout figer ? Comment vieillir sans se travestir ? Est-il possible d'inventer ensemble un chemin apaisé et lumineux à travers le temps ?

Ce cercle de femmes se déroulera une fois par mois durant 9 mois pour aboutir à une transformation complète.

Au-delà des tabous sur l'âge et la ménopause, autant d'occasions d'échanges, de partages, d'écoute, d'entraide, de présence à soi et aux autres, sur les thèmes du passage du temps, du vieillissement, de la transformation du corps, de la sexualité et de la joie que l'on peut trouver aussi dans tout ça...

Quand ?

 - Jeudi 28 novembre, de 18h30 à 20h30.
 - Jeudi 12 décembre, de 18h30 à 20h30.
 - Jeudi 16 janvier, de 18h30 à 20h30.
 - Jeudi 6 février, de 18h30 à 20h30.
 - Jeudi 19 mars, de 18h30 à 20h30.
 - Jeudi 9 avril, de 18h30 à 20h30.
 - Jeudi 7 mai, de 18h30 à 20h30.
 - Jeudi 4 juin, de 18h30 à 20h30.
 - Jeudi 2 juillet, de 18h30 à 20h30.

Où ?
Ce sera dans les locaux de l'INH, 69 rue de Chabrol dans le 10ème arrondissement. Juste en face du métro Poissonnière.

Comment ?

Chacune s'engage pour le cycle complet (sauf cas de force majeure bien-sûr...). Le prix est de 250 euros pour les 9 cercles. Pour s'inscrire, c'est ici. Si c'est un souci pour vous de libérer tant d'argent d'un coup - ce que je peux tout à fait comprendre -, n'hésitez pas à me contacter sans tabou. Nous trouverons une solution ensemble... Ce cours est réservé aux personnes d'un certain âge, même si cette notion est très subjective (on va dire à partir de 45 ans, mais si vous vous sentez concernée.s avant, n'hésitez pas à vous joindre à nous)

Voici le programme : 
1. Présentations individuelles : faire communauté.
2. La crise du milieu de la vie, une étape incontournable et salutaire de notre chemin.
3. Le vieillissement du corps (la ménopause et les changements corporels) : quel accompagnement ? Quelles limites à celui-ci ? Faut-il jouer aux apprentis sorciers (apprenties sorcières !) ? Comment trouver la force en soi en se respectant et en évoluant à son rythme ?
4. L'argent. L'autonomie intérieure passe aussi par une autonomie financière et par un vrai questionnement sur la prospérité.
5. La sexualité. Déjà taboue en première partie de vie, elle devient carrément hors contexte lors de la seconde moitié de notre existence. Doit-on s'y résigner ? (Réponse : non, non, non !)
6. La mort (Pourquoi ne faudrait-il pas en parler ? Il peut aussi y avoir de la joie et du soulagement à (parler de) ça).
7. Les atouts du temps qui passe. Tout ce que l'on a à gagner à marcher la tête haute (même si elle est ornée de cheveux gris !)
8. Un nouveau projet (qu'est-ce que je me propose d'expérimenter dans ce nouvel espace qui m'est destiné ?)
9. Célébration. Car il faut, je crois, marquer d'une pierre blanche nos cheminements, et nos avancées...

Notez que l'on ne fera pas de yoga de la kundalini lors de nos rencontres. Il y aura tout au plus des instants de relaxation, éventuellement de courtes méditations, afin d'intégrer dans notre corps les évolutions de notre conscience...

A bientôt !

dimanche 20 octobre 2019

Kunda-magie & Compagnie fin 2019

Dans le monde de la magie, Samhain correspond à la fin de l'année. Et aux nouveaux commencements. 

Voici toutes mes prochaines dates, concernant les cours, les grands rituels, les ateliers, les cercles de femmes sages...




L'école des sorcières débutera en mars (j'y travaille... beaucoup). Au printemps reprendront également les cours de naturopathie familiale destinés aux personnes qui veulent juste profiter de la naturopathie pour eux et faire bénéficier leurs proches de ses énormes bienfaits sans se destiner à devenir des professionnels. Les personnes déjà intéressées peuvent déjà m'envoyer un mail.

Les cours de Kunda-magie

Ces cours de kundalini yoga sont systématiquement associés à un rituel de magie afin de nous aider à déployer notre énergie et reprendre notre propre pouvoir. A chaque semaine correspond une intention et une thématique.
Le cours coûte 25 euros et dure 1h30. Ils ont lieu à l'INH 69 rue de Chabrol à Paris (Pensez à apporter une couverture ou un plaid pour la relaxation). A partir de début novembre, voici une carte de fidélité (au prix de 210 euros pour les 10 cours valables six mois.. Pour vous inscrire ensuite, il y a un moyen de réserver via Weezevent pour les porteurs de carte de fidélité à partir de début novembre).

Voici les prochaines dates de cours :

 - Mardi 5 novembre à 8 heures.
 - Mercredi 20 novembre à 10 heures.
 - Vendredi 22 novembre à 8 heures.
 - Mercredi 27 novembre à 10 heures.
 - Vendredi 29 novembre à 8 heures.
 - Lundi 9 décembre à 8 heures.
 - Mercredi 18 décembre à 10 heures.
 - Vendredi 20 décembre à 8 heures.

Les rituels

Il s'agit de cours de Kunda-magie associé à un enseignement plus théorique et approfondi de magie. Ils durent chacun deux heures.
 - Jeudi 21 novembre, de 18h15 à 20h15 : Le livre des ombres.
 - Jeudi 19 décembre, de 18h15 à 20h15 : La fête de Yule pour le solstice d'hiver.

Le Cercle des femmes sages

Il s'agit d'un cercle de femmes qui se déroulera une fois par mois durant 9 mois pour une transformation complète. Au-delà des tabous sur l'âge et la ménopause, autant d'occasions d'échanges, de partages, d'écoute, d'entraide, de présence à soi et aux autres, sur les thèmes du passage du temps, du vieillissement, de la transformation du corps, de la sexualité et de la joie que l'on peut trouver aussi dans tout ça...

 - Jeudi 28 novembre, de 18h30 à 20h30.
 - Jeudi 12 décembre, de 18h30 à 20h30.
 - Jeudi 16 janvier, de 18h30 à 20h30.
 - Jeudi 6 février, de 18h30 à 20h30.
 - Jeudi 19 mars, de 18h30 à 20h30.
 - Jeudi 9 avril, de 18h30 à 20h30.
 - Jeudi 7 mai, de 18h30 à 20h30.
 - Jeudi 4 juin, de 18h30 à 20h30.
 - Jeudi 2 juillet, de 18h30 à 20h30.

Chacune s'engage pour le cycle complet (sauf cas de force majeure bien-sûr...). Le prix est de 250 euros pour les 9 cercles. Pour s'inscrire, c'est ici. Si c'est un souci pour vous de libérer tant d'argent d'un coup - ce que je peux tout à fait comprendre -, n'hésitez pas à me contacter sans tabou. Nous trouverons une solution ensemble...

dimanche 11 août 2019

Le yoga et moi

Je n'ai pas écrit depuis deux ans sur ce blog. Deux ans... Le temps d'une mue. Depuis deux ans, mon école de naturopathie, l'Institut de Naturopathie humaniste, a ouvert, connaissant un succès dont nous n'osions rêver. Mon livre aussi, Âme de sorcière, a su rencontrer son public. Deux ans, autant dire l'éternité. Et voilà que je reprends la plume aujourd'hui.

Déjà, mon rythme de travail qui a été vraiment intense (voire parfois délirant), s'est un peu calmé.

Ensuite, je viens de me lancer dans un nouveau projet, projet qui me remplit de joie (encore un !), et qui a commencé lui aussi il y a à peine plus de deux ans : l'enseignement du yoga.


Je pratique le yoga depuis longtemps, très longtemps. La première fois que j'en ai fait, je devais avoir quinze ans. Je n'ai jamais été une élève très douée, ni très assidue. Je fonctionne au coup de coeur, pour une pratique, pour un enseignant : j'ai été folle de yoga bikram, jusqu'au jour où mon corps a refusé de continuer, j'ai fait de l'ashtanga, du vinyasa, du hatha aussi d'ailleurs. J'ai plusieurs fois songé à me former à l'enseignement dans ce domaine (en particulier avec Laurence Schroeder qui dirige une école que j'adore), car il y a dans le yoga quelque chose qui me parle profondément. Mais ce n'était jamais le moment.

Sauf qu'en juillet 2017, Lili Barbery, que je connaissais pour avoir été journaliste dans les mêmes sphères qu'elle, m'a proposé que l'on déjeune ensemble. Et elle m'a incité à tester le yoga de la kundalini, comme ça, juste pour voir ! J'ai vu. J'ai commencé. Et je suis tombée amoureuse.

Dès l'automne, nous partions ensemble au Maroc, suivre le stage de Caroline Benezet, et le printemps suivant, nous entamions notre teacher training, avec des personnes formidables, inspirantes, lumineuses. Inutile de vous dire qu'à l'époque, je n'ai jamais imaginé me lancer dans l'enseignement (en même temps, je me connais, j'ai fait des études de naturopathie en soutenant mordicus que je ne serai jamais naturopathe !). Ce programme d'enseignement m'apprend déjà tellement sur moi que cela me suffisait largement. J'avais commencé à partager cette pratique avec mes élèves naturopathes de l'INH, cela me rendait tout à fait heureuse, mais sans qu'il soit nécessaire pour moi d'aller plus loin. Sauf que... Je ne sais pas ce qui s'est passé dans ma tête : cela fait un certain temps que je me réveille la nuit et tout me dit qu'il faut que j'enseigne. Et depuis quelques jours, mes méditations m'amenaient exactement au même endroit : il est temps de partager cette pratique avec le plus grand nombre.

J'ai la chance d'avoir un lieu à ma disposition (les locaux de mon école à Paris dans le dixième arrondissement). Alors je m'incline. J'en ai parlé à deux-trois personnes importantes pour moi (j'ai toujours peur que mon ego veuille en faire plus pour se mettre en avant). Et pour elles, cela semblait tellement évident que je me lance, que je choisis de sauter le pas. Gloups !

Car il faut aussi concilier tout ça avec mon planning, avec le rythme de mon corps (et l'engagement que j'ai pris ce printemps de me ménager). Alors, je vais y aller doucement. Dans un premier temps, les cours auront lieu le vendredi matin (quand je suis là), puis, à partir d'octobre, ils auront lieu les mercredi et vendredi matin. Ensuite, on verra. Je sentirai ce qui est juste pour moi et juste pour vous également.

Il n'y a aucune urgence, aucun besoin, juste une envie profonde, une pulsation intense et intime qui me dit qu'il est temps. Encore et toujours. D'oser, d'offrir au monde qui je suis, maladroitement probablement, mais avec un maximum de sincérité.

Au fur et à mesure, je vous expliquerai pourquoi cette pratique (et son enseignement) sont tellement importants pour moi. Mais je peux déjà vous dire, et ce blog en témoigne quelque part, qu'elle m'a apporté une grande stabilité intérieure, et surtout beaucoup de joie. Le matin, quand je me mets sur mon tapis, quelle que soit mon humeur, je sais qu'à l'arrivée, je sourirai à la vie. D'un sourire sincère et profond. Oui, le kundalini m'a fait aimer encore plus la vie.

Pour vous inscrire à mes cours, c'est super simple : en cliquant sur la date de votre choix, vous trouverez le lien pour réserver votre cours. Plus tard, je ferai peut-être autrement. Mais pour l'instant, c'est ce qui est de plus simple pour moi, et pour vous aussi, je pense. Attention néanmoins, lorsque vous êtes inscrit.e.s, il n'est plus possible de se désinscrire. Il y a vingt places par cours. C'est beaucoup. Ce n'est pas tant que ça. 

Les cours ont lieu à l'INH. C'est au 69 rue de Chabrol dans le 10ème arrondissement (c'est juste en face du métro Poissonnière). Le code est le 1869. La salle est au fond de la cour à gauche. Vous pouvez venir 15 minutes avant. Et pensez à apporter votre couverture pour votre pratique. Voilà. Je suis toute émue. Je vous attends.

Voici les dates de cours (avec les liens pour vous inscrire) :

 - Le 30 octobre à 10 heures.
 - Le 31 octobre à 18h15 (pour fêter Samhain)

Photo by Saffu on Unsplash

jeudi 31 août 2017

Et toujours recommencer...












« Vous avez peur, peur de ne pas réussir ? Alors, allez-y. Si vous devez échouer, vous échouerez et recommencerez. Autant de fois qu’il le faudra. Ce n’est pas l’échec qui nous retient, c’est le courage de recommencer qui manque et nous fait stagner » 
(Femmes qui courent avec les loups, Clarissa Pinkola Estès, Grasset, 1992)
Tomber. Se relever. Tourner la plage. Pleurer. Et toujours recommencer... Je suis étonnée, stupéfaite, admirative de voir chacun de nous ainsi au fil de la vie, remonter son horloge intérieure, y croire à nouveau, repartir, s'arrêter parfois, proposer une énième version d'un scénario, d'un livre, d'un projet, surmonter la maladie, l'échec, la perte. Repartir pour une nouvelle histoire de coeur, le sourire au lèvre, déménager, perdre et rejouer, tenter de retisser des liens tant et tant de fois brisés. Je me vois, je nous vois, je les vois mes amis, plein de courage, tant de coeur à l'ouvrage, s'épauler, s'essayer, se tromper, puis reprendre pieds. Nos sourires à ces moments-là. J'ai les larmes aux yeux, je n'en reviens pas. Après un été intense, laborieux, pas si simple pour moi, alors que se profile l'annonce d'une belle rentrée, engageante, émouvante, importante. Je me pose un peu. Et je vois défiler tant et tant de rentrées, et je ressens cet enthousiasme qui nous portait, et je regarde loin devant. Oui, j'ai le trac.

Dans ces instants de fin d'été, ces moments où les premiers parfums d'automne viennent nous interpeller - n'est-ce pas un champignon que j'ai vu ? Oui, c'est cela -, où les premières feuilles mortes tombent, où nous faisons déjà du feu dans la cheminée, je m'immobilise. C'est une année spéciale qui commence pour moi, avec l'école de naturopathie qui connaît un succès inespéré et commence dans quelques semaines, avec un livre essentiel pour moi qui va être bientôt édité, avec le départ de mon fils pour Vancouver (autant dire pour une maman, l'autre bout de la terre). Et tant de choses, encore plus intimes et tout aussi interpellantes. De nouvelles propositions, de nouvelles initiations. Un numérologue que j'aime beaucoup, m'avait dit il y a des années que 2017 serait mon année étoile, celle qui verrait tout basculer. Je comprends mieux aujourd'hui la justesse de ce qu'il m'avait annoncé. Et oui, j'ai peur. Cette peur persistante d'échouer, de ne pas être à la hauteur de la confiance que j'ai pu susciter, peur de perdre, peur de blesser et de me blesser.

Ces derniers jours, j'ai pas mal tenté de négocier avec ma peur, faisant comme ci, faisant semblant. Et aujourd'hui, j'ai enfin oser la regarder. Il n'est plus temps de partir en vadrouille, de batifoler à gauche et à droite, de tourner le dos à mon chemin, à mon destin. Je vais y aller. Je vais oser. Me redresser, regarder devant moi, regarder cette nouvelle route, respirer, avancer le pied, y aller. Et toujours recommencer...

Je dédie ce texte à Rose, Rose est la fille d'Alice, que j'ai connu par mon ancien travail de journaliste. Rose a un cancer, elle vient de subir une énième ponction lombaire, entame son 14ème mois de chimio (plus que 3 ans et 10 mois avant la guérison) et attaque sa 3ème au collège à partir de lundi. Pour Rose déjà, on va ouvrir grands nos yeux et être vigilants à toutes les manifestations qui auront lieu cet automne concernant les cancers pédiatriques et LES SOUTENIR. Pour Rose encore, on va se lever le matin et sourire à la vie, et poursuivre nos joies et nos combats quotidiens, la tête haute. Encore et toujours recommencer...

Photo : Time passing. Clock in sky. Auteur : Stillfx


dimanche 20 août 2017

En vulnérabilité

Je vis dans un pays étranger où peu de personnes semblent habiter. Je vis en vulnérabilité. D'autres disent en hypersensibilité. Tout me parle, tout me touche, chez moi, tout est amplifié, le pire comme le meilleur. 



Je n'arrive pas à être indifférente, encore moins à faire semblant. Là où je constate bien que les autres personnes voient au pire un dérangement, moi je vis un déferlement, qui me déstabilise, m'interroge, mais peut aussi m'amener dans d'étranges contrées, aux frontières de la vie, de la mort, voire de la folie...

L'autre soir, au cours d'un dîner qui aurait dû s'avérer courtois voire même joyeux, entre personnes bien intentionnées, j'ai subi la maladresse patinée de méchanceté d'un tiers, sur un sujet qui me tient à coeur et pour des raisons que j'ignore (sinon peut-être que certains hommes ou certaines femmes se délectent à tenter de déboulonner la figure de la femme puissante, comme ils n'ont pas pu le faire avec leur mère). L'évènement en soi a peu d'intérêt. En revanche, de mon côté, j'étais sidérée. Le syndrome du lapin dans les phares d'une voiture. Je n'entends plus rien, je ne vois plus rien, je perds ma boussole intérieure. Quelques temps, je donne encore le change comme une poule sans tête, puis je m'effondre. En sanglots. Je ne sais pas faire. Je dois fuir, mais je ne peux pas car sinon le drame risque de se transformer en tragédie ! Même s'il est clair que je leur ai pourri le dîner et que je ne serai plus réinvitée ! Mais au-delà de ça, je ne peux que constater que je ne suis pas comme les autres (ou pas comme tous les autres). Mes proches me disent de me blinder, de rationaliser, de prendre de la distance. Ce que je leur explique, c'est que je ne peux pas. Que, dans ces moments-là, je n'ai plus de cerveau, que je suis totalement inapte à faire face aux capacités de nuisance des personnes (surtout sur un terrain que je crois allié). Les gens sont d'autant plus surpris et font d'autant moins attention, que je suis une grande fille, joyeuse, autonome, croquant dans la vie à pleines dents. J'ai beau les prévenir, ils ne me croient pas. Jusqu'au jour...

Oui, je suis trop. Lorsque mon ex m'a quitté il y quelques années, c'est ce qu'il hurlait dans la cuisine : tu es trop, trop sensible, tu as trop d'amis, tu fais trop de choses, tu as trop d'envies. Et le petit diable en moi qui n'avait pas perdu son humour malgré le tragique de la situation, pensait : et toi, mon gars, tu n'es pas assez ! Ne croyez pourtant pas que je pleure tout le temps, c'est loin d'être le cas. D'une manière générale, cela m'arrive une ou deux fois par an de me retrouver ainsi désarçonnée par une situation. Le reste du temps, j'ai appris à gérer ma fragilité. Je suis comme la princesse des petits pois, mais à un niveau psychique : je détecte le mensonge, le manque de cohérence ou la tentative de manipulation, à la seconde. Je suis une antenne à faux-semblant, à hypocrisie, j'ai une intuition rarement prise à défaut. Ce n'est pas de sortir de ma zone de confort, mais d'y entrer, dont j'ai besoin. Car le problème est que tout ceci me touche tel un tsunami. En fait, cela assombrit mon monde. Je sors d'une telle situation en ne sachant plus très bien si j'ai envie de vivre ou de mourir, comme si j'avais une incapacité à m'insérer dans une telle réalité. Les autres ne me trouvent "pas normale". Mais de mon côté, je ne veux pas de leur normalité, incapable de prendre soin des gens, de l'amour, de la magie du monde.

Alors j'ai mis en place tout un protocole - je l'appelle mon plan Orsec - pour réémerger, retrouver l'appétit de la vie : la première chose à faire est de quitter le lieu du crash ! Le simple fait de se retrouver en terrain familier me fait déjà du bien, et si c'est dans ma maison à la campagne, c'est encore mieux car le silence et la nature me régénèrent. Je sollicite ensuite mes amis, qui connaissent ma sensibilité à fleur de peau. Ils savent ce qu'ils ont à faire, qui consiste la plupart du temps à être là, histoire que j'arrête de revivre en boucle un évènement sans intérêt. Puis je me force à manger, car je suis tout à fait capable d'oublier de le faire, avec une boule dans la gorge comme j'ai. Je me force aussi à poursuivre ma vie au jour le jour, à faire les choses, comme en pilote automatique, même si je n'ai plus envie. J'écris aussi. Petit à petit, le flux revient, comme une dynamo entraînée par le mouvement du quotidien. J'oublie, je m'apaise, je vais bien.

Je me dis qu'un jour, mon corps et surtout mon coeur finiront par lâcher. Ce n'est pas par hasard si j'ai fait du care, du prendre soin, une idéologie et un choix de vie. J'ai bien conscience que je m'use avec un tel comportement. Même si je parviens à me recentrer plus rapidement au fil des années, à me remettre plus vite sur mes jambes pour avancer, je vois bien que mon corps est davantage impacté. Et en même temps, tant pis. On pourra dire que j'ai vécu à 100%, du mieux que j'ai pu, le coeur battant. On pourra dire que j'aurai fait de cet état d'être un atout dans mon métier de thérapeute, car j'aurai pu accompagner en présence et en conscience mes frères humains sur un chemin de vie parfois bien compliqué. On pourra dire ce qu'on voudra. Car pour rien au monde, je ne voudrais changer. Je vous ai dis ma détresse lorsque les choses déraillent, mais retenez aussi, retenez surtout, que le bonheur également je le perçois de manière démultipliée, que je jouis de la vie de tous mes pores, de toute mon âme. Et que cette sublime aventure mérite largement toutes mes larmes.

Ca vous parle ? Vous pensez également être hypersensible ? lisez cet article bien fait qui permet aussi de tester sa sensibilité : c'est simple, moi, j'ai 16 points sur 16 !!! Vous pouvez aussi lire le livre, Ces gens qui ont peur d'avoir peur. Mieux comprendre l'hypersensibilité, de Elaine N-Arou (Editions de l'homme).
Visuel : Broken hearted woman is crying,silhouette,Valentines day concep © hunna.

dimanche 2 avril 2017

Marcher pour se (re)trouver

C'est l'histoire d'un livre que j'ai porté durant 1500 km et même davantage. L'histoire d'un livre qui évoque quelque chose de vital pour moi, la marche à pied. C'est aussi l'histoire d'un livre qui parle de rencontre avec soi-même, avec les autres, avec le monde. Une évidence. La marche et tout ce qu'elle nous apporte. La marche et tout ce qu'elle nous apprend dans tous les domaines, y compris spirituel, y compris politique et artistique, y compris bien-sûr en tant que pratique de développement personnel.

L'humilité, la joie, le partage. Le dénuement. S'alléger. Se laisser emporter. Sortir des dépendances affectives. Vivre plus fort. Vivre plus grand.

"Selon moi, il existe peu de chagrin, peu de souffrance, peu d'amères expériences, capables de résister à sa pratique régulière. La marche use notre disque mental, polit nos ruminations. Elle permet de s’engager sans s’épuiser, d’être présent au monde en toute légèreté, d’être enthousiaste et concentré. Face à l’injonction actuelle qui veut que nous vivions notre vie avec intensité, un peu comme des drogués, la marche nous met les pieds sur terre. Littéralement. Elle nous ancre, remet nos existences en perspective, nous offre cette subtile distance nous permettant de retrouver une nouvelle envie, un nouvel allant. Sans artifice. C’est pourquoi, j’ai toujours dit à mes enfants, que si un jour, ils étaient dans un profond désarroi, voire s’ils devaient faire face à cette nuit noire que l’on traverse parfois, qu’ils ne réfléchissent pas… : « Trouvez un bâton et prenez la route ! », je leur répète. « Même si vous avez l’impression d’être au bout de vos forces, anéantis, submergés, je vous en supplie, allez-y, partez, partez… ». Oui, je n’ai guère de doute. Sur la route, eux comme moi, finiront par retrouver la foi. Et avant même de parler d’une foi en un ailleurs, je parle déjà (et surtout) de la foi en l’existence, en d’autres et surtout en soi. Peu à peu, les émotions se calment, bercés que nous sommes par la monotonie de nos pas. Peu à peu, on s’ouvre au monde, en de douces épousailles, loin des pesanteurs du quotidien."

(Marcher pour se (re)trouver, Odile Chabrillac, Leduc.S Editions, 220 pages, Sortie : le 7 avril 2017)


samedi 1 avril 2017

L'équipe de l'Institut de Naturopathie Humaniste

Voici, par ordre alphabétique, les membres ainsi que les Guest Stars de notre équipe.

 - Lise Bartoli​. Psychologue clinicienne, Lise est également hypnothérapeute, conférencière internationale et formatrice. Elle est l’auteur de nombreux livres et de sublimes jeux de cartes. Derniers en date : Dis-moi comment tu es né, je te dirai qui tu es (Payot) et le Coffret cartes Créatives Enfant (également chez Payot).

- Catherine Behar​. Olfactologue et sophro-analyste, certifiée en aromathérapie, Catherine a été formée par Dominique Baudoux (Pranarom), et Gilles Fournil pour l’olfactologie. Elle est co-auteur du Guide de l'Olfactothérapie chez Albin Michel (co-écrit avec Guillaume Gérault et Ronald Mary). Elle a également écrit le livre, Prendre soin de sa beauté intérieure, aux éditions du Souffle d’Or.

- Violaine Beraud-Sudreau​. Psychanalyste humaniste et transpersonnelle, Violaine est également spécialisée dans diverses approches psycho-corporelles (dont la respiration holotropique). Elle anime des groupes thérapeutiques depuis des années, dans un premier temps dans l’accompagnement des personnes en deuil, puis dorénavant dans l’intention d’explorer plus profondément le lien à soi et à l’autre.

- Murielle Caillau Fangous​. Diplômée de chimie et de cosmétique, directrice des activités digitales dans plusieurs entreprises, Murielle s’est depuis formée à la naturopathie qu'elle pratique en cabinet.

- Clémence Catz​. Spécialiste de la cuisine végétale et créatrice culinaire pour les plus grandes marques bio, Clémence Catz est l’auteure de nombreux ouvrages de référence : Cuisine Veggie, les savoir-faire, Tofu soyeux, Chia, lin et psyllium… (Editions La Plage)

- Odile Chabrillac​. Naturopathe et thérapeute analytique, Odile a également été formée à la respiration holotropique et à l’analyse transgénérationnelle. Elle est l’auteure de nombreux ouvrages dans le domaine du bien-être : C'est décidé, je pense à moi, aux Editions Plon ; Les aliments qui rendent intelligent, aux Editions Plon, Petit éloge de l'ennui, puis Arrêter de tout contrôler aux Editions Jouvence ; Gérer son énergie même quand on est à plat, 5 étapes et la fortune me sourit !, Mon cahier Détox, ainsi que Une Détox et ça repart ! , et Mon cahier Régime tout cru, aux Editions Solar, ainsi que le roman Le Commencement de la fin.

- Elsa Davy​. Formée à la sophrologie, professeure de Pilates, Elsa a également suivi les cours de L’institut Bernadette de Gasquet. Aujourd’hui elle a regroupé toutes ses connaissances pour accompagner au mieux dans une pratique sportive en conscience destiné à renforcer son bien-être au quotidien.

- Joëlle Debeausse. Si son parcours fut d’abord tourné dans la création d’intérieurs, la découverte du Feng-Shui, de nos traditions populaires et du bon sens qui s’en dégagent, ont beaucoup inspirée Joëlle pour faire du lieu de vie un lieu de ressourcement et de détente. L’envie d’aller encore plus loin la conduisit pendant plus de 20 ans dans l’étude des énergies, au travers de nombreux voyages et initiations, jusqu’à devenir Maitre Reiki Usui. Elle propose aujourd’hui avec Jean-Marie, son époux, différentes techniques permettant de retrouver équilibre et harmonie dans le merveilleux cadre de Val Tara (en Bretagne).

- Gwénaëlle Fradj. Naturopathe, spécialiste en Slow living et praticienne de relaxation coréenne, Gwénaêlle accompagne aujourd'hui des personnes qui souhaitent se prendre en mains en adoptant un rythme de vie qui leur convient grâce à des solutions naturelles, complémentaires et intégratives.

- Laëtitia Guern​. Sage-femme et naturopathe, Laetitia pratique également le massage et les soins énergétiques.

- Arouna Lipschitz​. Philosophe, femme de lettres et productrice, Arouna a également revêtue la robe orange de prêtre dans la religion hindoue, avant de revenir à une vie plus « normale », où elle nous propose de la suivre sur la Voie de l’Amoureux. Elle est l’auteure de nombreux livres de Dis-moi si je m’approche (Le souffle d’Or/J’ai Lu) à 52 clés pour vivre l’amour (Dervy, avec les illustrations de Luc Templier).

- Sophie Macheteau​. Après un premier ouvrage sur les cosmétiques bio 90 recettes de beauté bio à faire soi même, Sophie est devenue La référence en matières de cosmétiques bio. Elle créera alors sa société, Bionessence, dans le but de sensibiliser à la fois Grand public et Professionnels à la cosmétique naturelle et biologique. Elle a depuis écrit quinze ouvrages traitant de la bio-cosmétique et du bien-être au naturel.

- Françoise Muhr. Formatrice en développement des capacités comportementales et relationnelles depuis 27 ans, Françoise intervient en entreprise, en institution, pour des missions d’audit, de conseils, de coaching d’équipe et individuel, et d’actions de formation. Elle est l’une des spécialistes de la Crise du Milieu de la Vie.

- Leila Nasri​. Après avoir étudié la biologie à Paris, puis, dans un centre de soin en Inde, à Pondichéry, Leila se forme en naturopathie. Depuis 10 ans, elle axe particulièrement son domaine de recherche sur le lien entre le stress et ses expressions physiques et émotionnelles. Thérapeute et formatrice, elle maîtrise de nombreuses différentes techniques de massage (ayurvédique, thaï et shiatsu).

- Fanny Kervadec. Consultante, formatrice et coach certifiée, Fanny est spécialiste des stratégies de communication par l’image de Soi, le coaching et la pratique EFT (Emotional Freedom Technique). Sportive de toujours et pratiquant le triathlon, elle accompagne également les sportifs pour toujours plus de stabilité émotionnelle, de connaissance de Soi et de performance.

- Aude Richard​. Passionnée par les plantes et leurs propriétés depuis toujours, Aude a d’abord eu la chance de faire une formation avec André Passebecq, grand monsieur de la Naturopathie Hygiéniste. Ce fut le début d’une longue route la menant de formation en formation, puis à la création d’une boutique de produits biologique spécialisée dans les compléments alimentaires. Diplômée de l’école lyonnaise des plantes médicinales, du collège international d’aromathérapie de Dominique Baudoux, conseillère agréée en fleurs de Bach, Reflexologue plantaire ainsi que formée à la technique de la Métamorphique par Gaston Saint Pierre, elle a (aussi) suivi de nombreuses formations en médecine nutritionnelle et fonctionnelle avec le Pr Vincent Castronovo ainsi que quelques incursions dans le domaine du quantique grâce au Pr El Amrani, avant de se former à la naturopathie.

-  Sandrine Roudaut Rotillon​. Chercheuse-semeuse d’utopie, Sandrine est l’auteure du livre l’utopie, mode d’emploi (Edition La mer salée) : Après plus de 10 ans à conseiller les entreprises, Sandrine a en effet décidé de consacrer du temps à la compréhension des freins qui nous empêchent de changer fondamentalement nos comportements. Passionnée par les dynamiques citoyennes, elle mène ensuite un travail de réflexion sur l’héroïsme ordinaire, les mécanismes de résignation et de soumission à l’autorité. Pour en arriver à réfléchir aux liens entre l’engagement, l’accomplissement personnel et le bonheur. Le fruit de ce travail : Les suspendu(e)s, paru en novembre 2016.

- Catherine Rossi. Chirurgien-dentiste, Catherine a toujours exercé avec l’aide des médecines naturelles. Véritable partenaire de la santé de ses patients, elle base sa pratique dentaire sur une approche globale du corps, associant la bouche, les dents, à nos problèmes physiques mais aussi à nos émotions. Elle forme aujourd’hui de nombreux dentistes et thérapeutes à l’énergétique dentaire et à la dentisterie holistique.

- Charlotte Savreux​. Journaliste, présentatrice et rédactrice en chef, Charlotte Savreux a collaboré à de nombreuses émissions de télévision, en particulier la célèbre émission Bien-être sur Direct 8. Professeur à l’Institut Européen du Journalisme, elle anime également des débats de société dans le cadre d’événements institutionnels. Elle partage dans son livre L’Année du déclic (Editions Balland) son expérience professionnelle, son goût des autres et son enthousiasme pour la vie.

- Jean-Charles Sommerard. Il se définit lui-même comme un « aromagitateur » : Jean-Charles est en effet un bâtisseur d'arômes, un amoureux des huiles essentielles et eaux florales. Il en perpétue la tradition et le savoir-faire familial depuis plus de 25 ans. Il est aujourd'hui le créateur d'univers de Sevessence au sein duquel il compose des parfums d’univers hors du commun. Il a écrit plus d’une dizaine d’ouvrages, dont le dernier Mes recettes et boissons bien-être (Editions Solar).

- Victoire Theismann​. Psychanalyste, écrivaine et metteur en scène, Victoire enseigne également la psychothérapie. Elle a créé l'association Butterfly qui propose du soutien thérapeutique aux personnes en difficulté.

- Arnaud Touffet​. Psychopraticien formé à la respiration holotropique, Arnaud encadre des groupes utilisant cette technique depuis plusieurs années.https://www.facebook.com/InstitutdeNaturopathieHumaniste/