samedi 18 avril 2015

Mon coup de coeur du jour : Une autre façon d'aimer, de Jacques Schecroun.

C'est vrai, Jacques fait parti de mes amis (et c'est un privilège). C'est tout aussi vrai, j'ai été sa directrice d'ouvrage pour l'un de ses livres. C'est encore vrai, il ne manque pas de m'honorer à la fin de celui dont nous allons parler. Mais cela ne change rien à l'affaire : il est non seulement un auteur de talent, mais surtout son dernier livre est un incontournable à avoir dans sa bibliothèque. 

Le si bien nommé Une autre façon d'aimer*, nous interroge et nous propose mille et une pistes pour embrasser et embraser le monde de l'amour autrement. Sans drame, sans souffrance, sans masque, sans ressentiment. Une autre façon d'aimer les autres et la vie. Aimer ce qui est en toutes circonstances, et surtout s'aimer soi-même pour vivre dans la foi et la joie.

On plonge dans ce livre avec enthousiasme, avec humour, avec tendresse. On plonge et on n'en ressort pas indemne, car il est alors impossible de ne pas s'interroger. Est-ce que je sais aimer ? Et vous, savez-vous aimer ? Je veux dire, vraiment aimer ? En ce qui me concerne, je crains fort qu'il ne faille répondre par la négative. J'essaie, je tâtonne, je m'entraîne, je grandis peut-être quand même. Mais ma marge de progression reste immense. Afin d'aimer "même si" (Même si l'autre ne me téléphone pas, même si l'autre ne se comporte pas comme j'aurai envie qu'il le fasse, même si, même si...), de renoncer à l'état de victime, d'accepter l'autre tel qu'il est, de sortir de la dépendance, et d'être absolument présent en tous lieux et en toutes circonstances. Pour embrasser la vie, pour rayonner celle-ci, et oser tous ensemble réenchanter l'amour. Ce livre est un guide incontournable pour tous ceux qui, comme moi, se sentent inspirés par ce magnifique programme. Et n'ont plus envie de verser des larmes que de joie.

Dans cet extrait, Jacques nous parle de l'attente et de la manière dont celle-ci nuit à notre bonheur, en particulier dans les relations amoureuses :

"Le piège charmant
(...) En même temps qu'elle nous procure les frissons qui attisent nos sens, en même temps qu'elle stimule le désir, elle fait naître notre mal-être quand elle ne fait pas notre malheur. Car, quand bien même nous n'avons pas été nourris aux contes de fées habités de princesses et de princes charmants, l'attente que l'autre fasse notre bonheur est une attitude, une façon d'être même, qui, culturellement et fatalement, ne nous est guère étrangère. Et cette attente est malsaine pour cette raison que son objet nous est tout simplement impossible à atteindre. Qu'on le veuille ou non, nul ne peut jamais faire le bonheur de l'autre, pas plus que son malheur d'ailleurs, sauf à lui en donner le pouvoir. Vouloir qu'il en aille autrement revient aussi à se déposséder soi-même de la plus fondamentale des libertés, celle de gouverner sa propre vie..."

*Les Editions de l'Homme.

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