dimanche 29 mars 2020

Odile, mode d'emploi !

Merci pour votre présence, pour votre soutien, pour nos échanges, pour toutes ces choses, ces petits riens tellement essentiels qui nous aident à tenir debout et à percevoir tant de joie et tant d'amour au coeur des heures sombres. Merci tellement.

Voici quelques informations concernant mes cours et autres propositions durant ce temps hors du temps :

 - Je donne des cours de yoga de la kundalini en ligne les lundis à 12h, les jeudis à 7h30, les samedis à 17 heures. Ces cours déroulent sur Zoom, ils durent une heure et sont payants sur donation (vous payez ce qui vous semble juste en fonction de l'impact de la situation sur vos finances, entre 5 et 20 euros. Si même 5 euros, c'est beaucoup pour vous, et je peux le comprendre, prenez contact avec moi, nous trouverons une solution). Ces cours sont gratuits pour les soignants.
Pour s'inscrire, faites votre donation sur Lydia (une application gratuite à télécharger sur votre portable, pour me trouver il suffit de mettre mon numéro de téléphone : 0660412182). N'oubliez pas de mettre LA DATE du cours qui vous intéresse et VOTRE MAIL. Sinon, je ne peux pas vous envoyer le lien pour vous connecter (déjà qu'il y a parfois des ratés...) ! Vous pouvez vous inscrire sans me demander s'il reste de la place, je préviens sur Insta lorsque le cours est complet...

 - Tous les soirs, sur Insta Live donc gratuitement, nous ne retrouvons pour pratiquer le Subagh Kriya, on parle également de kriya de la prospérité, à 21h10 (à l'exception du soir où il y a Kunda Magie).

 - Tous les soirs également, sur Insta Live donc gratuitement, je propose une méditation gratuite à 21h30 (à l'exception du soir où il y a kunda-Magie).

 - Un soir par semaine (le samedi à 20 h, jusqu'à début mai, après on verra où nous sommes, vous et moi !), je propose un rituel de kunda-magie, destiné à renforcer notre pouvoir intérieur et apprendre à canaliser notre énergie. Informations sur les stories Insta et FB.

 - Je propose des cours de naturopathie familiale. Il reste quelques places pour le second groupe, les quatre dimanches d'avril de 14h30 à 16h30. Le prix est de 100 euros les quatre cours de deux heures. Ils ont lieu sur Zoom. Contactez moi vite par mail - o.chabrillac@gmail.com - si vous êtes intéressé.e.s (ou texto, ou MP Insta !). Le paiement se fait aussi via Lydia. De la même manière, si vous avez des problèmes d'argent, on peut en parler et chercher une solution...

Je donne toujours des consultations de naturopathie et de psychothérapie, par Skype, Facetime ou WhatsApp... Pour une fois qu'il reste un peu de places, n'hésitez pas...

Je vous souhaite le meilleur, pour vous et vos proches. J'espère profondément que nous sortirons tous grandis d'une telle épreuve. Je pense à vous, je pense à nous. Satnam.

Je suis dans une grande maison au coeur de la campagne bretonne. La connexion est plutôt bonne et parfois moins (comme hier avec le vent). Ne m'en veuillez pas si ça saute, je me reconnecte illico et basta ! Si c'est vous qui avez un problème de connexion, on reporte votre cours sans problème. Faisons avec la vie et battons-nous pour ce qui en vaut la peine...

jeudi 19 mars 2020

Tout est sacré tout est magie

Ces quelques secondes lorsque l’avion se pose sur la piste
Nos vies suspendues entre ciel et terre
Le moment où la douche devient chaude 
Et le corps subtilement se détend
Une main se pose sur mon épaule 
Comme pour dire, ne t’en fais pas, je t’entends
Les premiers soleils de printemps 
Et cette lumière en mille lucioles qui parle de recommencement
Les babillements d’un enfant
La tendresse désarmée d’une personne âgée

Tout est magie tout est sacré

Je crois que l’enjeu est là, dans cette vie-ci en tous cas.
Prendre conscience que le sacré, l’universel, le spirituel se cache partout
Et que c’est à nous de le trouver
De faire l’effort de voir par-delà
Au-delà des apparences, au-delà de nos peurs, au-delà des habitudes, 
De nos images surfaites du bonheur
Le sacré est dans le corps, dans son fonctionnement virtuose
Le sacré est dans les petites choses, qui balisent notre chemin.
Le sel de la vie.
Une conversation avec un inconnu, un fou-rire avec une amie
Une vraie lettre que l’on reçoit, des frémissements intimes
Un livre qui nous fait rire, seul.e chez nous, ou mieux dans les transports
Et l’on rit et l’on pleure, et l’on cherche à se retenir et c’est encore meilleur
Le temps d’un instant, il nous extrait du reste, de ce qui nous alourdit, des choses qui nous font souci, et qui nous font oublier le privilège de la vie

Tout est sacré tout est magie

Manger les cerises sur l’arbre, feuilleter des albums photo
Une conversation la nuit lorsque tout le reste de la ville semble endormie
Une grasse matinée avec quelqu’un qui nous plaît
Les concerts de musique dans le métro
Danser, danser et encore danser, et puis chanter. Garder en tête cet air
Celui que chantait mon père
Accepter de regarder ces choses, comme suspendues, se rappeler que rien n’est dû
J’en oublie tellement.
L’éclat de rire d’un enfant, le chagrin d’un enfant, tout le vivant d’un enfant, 
Qui n’a pas encore oublié que tout ce qui se vit doit se vivre en entier
Les synchronicités, les rêves, les intuitions foudroyantes
Tout ce qui nous rappelle que nous ne sommes pas seuls 
Que tout se joue ici et aussi ailleurs, bien au-delà de moi, de nous
Et que mon cerveau n’est même pas capable de penser, ce si-grand, ce bouleversement

Tout est magie tout est sacré

Et c’est bien pour cela qu’il faut aller le chercher dans tous ces signes, ces indices
Ce qui nous fait comme un jeu de piste
A la mesure de l’humanité
Etre pris par la main, par la taille, par le cou
Prendre par la main, par la taille, par le cou
Ecouter Mozart, Beethoven
Faire un feu dans la cheminée, se réchauffer
Puis ne rien dire, rien faire, l’entendre crépiter, écouter le silence, partir dans ses pensées
Attendre l’heure bleue, attendre à ne rien faire, goûter la densité du temps
Imaginer de belles histoires, rêver, fantasmer
Et parfois comme par fracas comprendre que Dieu est là, justement
Dans ce petit, dans ce rien, dans ce repas tout simple que l’on partage
Dans le sourire de cet ami d’enfance
Dans ce chocolat que l’on grignote
Dans cet air d’opéra 
Dans ce verre de cristal trouvé dans une brocante, que l’on fait tinter pour pouvoir trinquer

Tout est magie tout est sacré

Se sentir plein d’allant, d’enthousiasme, de tendresse
Avoir des élans du cœur, admirer la jeunesse, se moquer des convenances
Avoir les yeux plus gros que le ventre
Voir le rideau se lever au théâtre
Comprendre ce temps entre le temps
Comprendre ce lien entre les morts et les vivants
Dire oui
Dire non
Ne pas avoir peur
Ne plus avoir peur
Boire quand on a très soif
Si le sacré est partout, il est aussi où certains auraient été tenté de l’enfermer
Aller dans un temple, dans une mosquée
Faire une retraite à Karma Ling
Allumer une bougie à Pâques et de proche en proche, voir toute l’église s’éclairer
Marcher vers Saint-Jacques, marcher, marcher
N’en avoir jamais fini de marcher, jamais fini de chercher
Comprendre que le chemin est sacré, le moindre caillou, le moindre grain de sable
La fatigue aussi, la colère, la tristesse, les multiples fils de notre humanité
Humer avec bonheur l’odeur de l’herbe coupée

Tout est magie tout est sacré

Dormir dans le désert à la belle étoile
Aimer tout de la vie, même l’inconfort
Manger des chips et des tranches de saucisson puis encore des chips
Rire des regards étonnés
Ne pas vouloir être parfait.e, ne pas vouloir être conforme
Ne pas se soumettre, continuer à désobéir
Prendre parti, ne rien lâcher, se souvenir de son adolescence
Partager son plat au restaurant, boire à la bouteille, lécher son assiette
Aller au marché, jubiler devant le buffet de la vie
Dire merci, merci, merci
Penser à Cuzco, à New-York, à l’Italie, penser à la mer en hiver
Honorer chaque seconde, honorer chaque personne
Les remercier d’exister, de partager avec nous cet instant d’éternité
Ne pas chercher à se raconter des histoires, pas trop en tous cas
Chercher plutôt à dérouler le fil, à regarder ce qui est, à atténuer les biais
Oser faire face, sans en faire une posture non plus
Sentir son ego vouloir avoir sa part du gâteau
Lui demander de se faire discret
Frémir lorsque la mort approche, appréhender notre petitesse
Plonger en moi, prier, pester, demander
Parler aux anges. Et parfois entendre le souffle d’une réponse
Y croire, y croire toujours. Malgré tout
Malgré les échecs, les souffrances, ce monde qui défaille et déraille,
Malgré ce qui ressemble parfois à de l’absurdité
Continuer à y croire sans savoir pourquoi
S’avouer vaincue, pleurer, s’affaisser, puis laisser la vie revenir, reprendre le dessus
Traverser des abîmes intérieurs, douter de tout ce à quoi l’on a cru
Et rire deux jours après, sans bien comprendre ce qui a bien pu changer

Tout est magie tout est sacré

Porter la vie, sans être enceinte, en hissant haut l’étendard de l’existence
Etre une avocate de celle-ci, chercher obstinément du sens
Oui, le féminin est sacré. Oui, le masculin l’est aussi
Refuser de construire des murs, refuser de fermer des portes
Refuser de m’approprier quelque chose qui appartient à tous
Reprendre ma place avec fermeté, mais sans occuper celle d’un ou une autre
Ne pas chercher à faire payer, ne pas inverser les polarités, 
Inclure et non exclure, ouvrir et non fermer
M’engager, choisir, imposer
Le sacré est aussi ici, dans le refus de se victimiser
Dans notre capacité à transformer, à alchimiser, à renoncer à notre peine
Dans notre capacité à dire ce qui s’est passé, sans tabou ni défi.
Clairement. Humblement. C’est ainsi que ça a été.
Honorer les difficultés, les limites, les contraintes
Honorer l’incarnation pour enfin s’apaiser
Donner tout ce que l’on a à donner
Crier tout ce que l’on a à crier
Aimer tout ce que l’on a à aimer
Tout est magie de la vie

mardi 17 mars 2020

Retrouver le sens du partage

En ces journées étranges, il me semble que nous apprenons à la vitesse de l'éclair. Vivre ensemble, en vase clos (alors que cela ne fait qu'une demi-journée que cela a commencé). Impossible de se déroger à la puissance de ce qui est. Impossible de se fuir soi-même. Le présent redevient souverain dans tous les sens du terme.

Il y a les peurs, les mauvaises surprises, les nouvelles que l'on reçoit et qui glacent le sang. Et puis il y a tout le reste, ce qui fait que l'on tient bon et que l'on sait que l'on tiendra bon. Et parmi cela, tout ce qui est donné, offert, partagé. Inconditionnellement. Les cours de yoga et de méditation en ligne. Les livres, les films, les enseignements auxquels nous pouvons accéder gratuitement. Ces thérapeutes (moi inclue) proposant un accompagnement aux plus vulnérables. Et tout ce que l'on a envie de donner, de notre côté, comme amour, comme présence, comme attention, comme compétence, comme talent. Ici, chez mes amis, c'est cours de naturo et soins énergétiques, cours de cuisine et conseils en tous genres. On parle, on partage, on échange. En ligne, c'est pareil : on donne, on reçoit, on donne, on reçoit. Et c'est bon. Et vous, qu'avez-vous à donner ?

Ce n'est pas tant ce que l'on reçoit qui nous enrichit, mais bien ce que l'on donne. Et si cette crise nous apprenait le sens du partage ?

Vous voulez vraiment tuer vos enfants ?

Déjà ? Il va donc falloir vite faire quelque chose... Vous avez beau pratiquer tous les exercices de yoga et de méditation possible, vous saturez de vos kids. Quand à l'idée que cette "expérience" se poursuivent encore quelques semaines, cela vous donne des frissons...

J'ai un super livre à vous recommander : "Et un jour, j'ai décidé de faire la tortue" (de Nathalie Desanti, aux Editions Horay
). Ca parle justement de ça, de comment se mettre sur pause pour vraiment profiter de ses enfants. C'est tip top le livre du moment. Et vraiment si cela ne suffit pas, avant de passer à l'acte, appelez-l'auteur, elle est coach et thérapeute et vous trouvera peut-être une place dans son agenda (même par Skype ou téléphone) pour vous aider à gérer les tensions parents-enfants liées à la situation.

dimanche 15 mars 2020

Méditation pour calmer notre mental agité

Dans un pays en état de stress post-traumatique, on a le choix : soit on panique tous et ça va vite devenir l'enfer, soit on met en place tout ce qu'on peut (avec nos limites humaines) pour traverser l'épreuve avec le moins de dommages possibles. 

Alors j'essaie juste de faire ma part. Je vais tous les jours partager un truc, une envie, un possible, une recette de gâteau au chocolat, une méditation, un beau texte, bref, n'importe quoi pour faire lien, être ensemble, se relier de toutes les manières possibles (autrement que physiquement). Cela ne signifie pas que parfois je n'ai pas peur aussi. Si, si, je sens parfois la panique monter, je suis comme beaucoup d'indépendantes, mes revenus sont aléatoires et très modérés si je ne travaille pas. Mes enfants sont éparpillés de par le monde, j'ai une maman âgée donc vulnérable. Mais je choisis de faire confiance et d'avancer au jour le jour, et je sais aussi qu'il y a des tas de situations pires que la mienne, alors je vais me concentrer sur le reste, tout le reste, ce qui fait lumière, espoir, force.

Je méditerai tous les soirs à 21h30, les personnes qui le souhaitent peuvent me rejoindre par la pensée. Si c'est trop tard, sachez que mes amies Julie Guestin et Sylvie Chayette mettent aussi en place des méditations à d'autres moments de la journée. Vous aurez toutes les informations sur leur comptes Insta. Quant à Lili Barbery, elle est en train de proposer des cours de yoga en ligne. L'occasion pour celles qui n'arrivaient jamais à avoir une place à ses cours surbookés de se lancer (très vite ! Pour l'instant, elle fait des séances tests avec ses élèves régulières).

Notre première méditation s'appelle "Méditation destinée au mental le plus agité qui soit". Pas mal pour nous, non ? il est extrait du livre "Je suis une femme". La posture est hyper simple :

Assis.e en tailleur, la colonne est droite et le cou très légèrement rentrée afin de limiter sa cambrure, les mains sont relâchées sur les genoux ou dans le creux des jambes. Soit les yeux regardent le bout nu nez (oui, en louchant). La bouche est ouverte la plus grande possible, la langue touche le haut du palais. Mais l'on respire PAR LE NEZ.

Je vous propose de faire cette méditation sur deux musiques à la suite :
 - Peace, puis At the temple Door d'Ajeet Kaur.

Je vous serre toutes et tous virtuellement dans mes bras. Je vous/nous souhaite du courage, de l'engagement, de la présence, de la douceur, de la tendresse, de l'humanité.

mardi 11 février 2020

Comment le kundalini a changé ma vie

J'ai adoré le livre de Lili "La réconciliation", qui montre à quel point le yoga de la kundalini a transformé son lien avec son corps, et lui a permis de se réconcilier avec lui. Pour ma part, les choses ne se sont pas passées de cette manière. Même si la transformation a été tout aussi spectaculaire.

Je pratique le yoga depuis quasiment quarante ans (sans virtuosité aucune soyez en sûr.e), et j'ai rencontré le yoga de la kundalini il y a trois ans, grâce à Lili Barbery justement (même si je connaissais quelques postures grâce à une de mes très proches amies, Mila). Lili et moi avons été journaliste dans le même domaine (j'ai envie d'écrire "dans une vie antérieure", tellement ça me paraît loin) et nous nous étions donc croisées à de multiples reprises. Sans être amies, mais en ayant un regard bienveillant l'une sur l'autre. J'ai quitté progressivement ce milieu en devenant naturopathe puis thérapeute analytique. La magie des réseaux sociaux (oui, je trouve qu'il y a un peu de magie là-dedans aussi) nous faisait rester en lien virtuel, sans plus.

Il y a trois ans donc, alors que j'étais retournée m'immerger sur le Chemin de Saint-Jacques, mon chemin de joie et de foi, j'ai reçu un message de Lili, me proposant de déjeuner ensemble. Je me souviens du moment, car j'ai ressenti beaucoup d'enthousiasme alors, vous savez cette vague annonciatrice du fait qu'un changement important est en court (lequel dépassait largement le fait de partager un repas avec une influenceuse, qui était à l'époque loin d'avoir trouvé l'expansion qu'elle a aujourd'hui). C'est au cours de ce repas qu'elle m'a raconté sa rencontre avec ce yoga, me proposant d'essayer. Juste une fois par voir. J'ai essayé. Et j'ai adoré. Je pratiquais déjà à l'époque des rituels de magie, faisant ainsi un travail important sur les énergies, et les vibrations de toutes ces pratiques me paraissaient tellement proches...

J'ai commencé à aller régulièrement aux cours de Caroline Benezet. Puis nous sommes partis au Maroc, comme Lili l'a largement raconté, et j'ai décidé de commencer le teacher training, la formation pour devenir enseignante, ce qui l'a aussi décidé à le faire (entre autre). Tout s'est enchaîné. c'était une période assez dingue. Comme une sorte de grâce, très enthousiasmante. Je me levais super tôt le matin sans effort (alors que ce n'est pas ma nature), je pratiquais, on partageait. Et sans vraiment m'en rendre compte, je changeais.

La première chose que j'ai remarqué, c'est la stabilité intérieure que cela m'a apporté. Je suis une hypersensible avouée, très vite ballotée par les remarques des autres, les émotions, les situations... Tout me touche. J'ai écrit sur ce sujet. Je sais que c'est ma nature, le fonctionnement de mon cerveau et non une névrose. Je suis comme ça. Mais ce n'est pas facile à vivre. Grâce au yoga de la kundalini, je reste ce que je suis, mais je reviens à mon centre infiniment plus rapidement. Ce qui me prenait de trois jours à une semaine, me prend maintenant moins d'une journée. C'est un confort absolument incroyable.

L'autre chose vraiment puissante, c'est cette rencontre encore plus profonde avec mon corps. Ma connexion avec mon corps est plutôt douce. On va dire que je m'aime bien. J'ai toujours pratiqué beaucoup de sport, parfois du sport de haut niveau. Donc bouger, je savais faire. Mais là, je me suis  connectée à des ressentis plus subtils, comme si j'avais gagné en sensibilité dans cet échange magique entre le corps et l'esprit. Soyons claire, ce n'est pas que pour le meilleur. Parce que je peux de moins en moins tricher avec moi-même. Donc je ressens les besoins de mon corps avec davantage de subtilité et d'acuité. Ce qui m'oblige à y répondre (en tous cas dans le paradigme de respect de moi dans lequel j'ai envie d'avancer). A davantage me reposer, à manger (encore) mieux. Je sens tout avec une telle intensité. Même dans le domaine de la sexualité, j'ai le sentiment de davantage me connecter à ma vibration et à celle de l'autre. Je comprends en tous cas pourquoi le yoga de la kundalini a cette réputation d'être le yoga de l'orgasme ! Sa pratique amplifie sans aucun doute mon ressenti de toutes les nuances de la vie.

Et puis il y a tout ce qui parle de la joie. Pour moi, la joie a une valeur spirituelle. Cette joie, je la trouve sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, quand j'y vais et j'y retourne encore et encore. Entre terre et ciel. Dans tout mon déploiement d'être humain. Mais je ne peux pas passer ma vie sur ce chemin (en tous cas, tel n'est pas mon désir). Le yoga de la kundalini est la seule pratique que j'ai faite (il y en a sûrement d'autres), qui m'aligne ainsi, dans mon humanité comme dans ma spiritualité. Debout. A la fois inspirée et agissante. Il me suffit maintenant d'être sur ma peau de mouton pour me connecter à ça. Tout ce réservoir de joie. Et ça, vraiment, cela m'est devenu indispensable.

C'est tout cela en tant qu'enseignante, j'ai eu envie de partager, en douceur, d'une manière accessible à tout le monde, sans prétendre détenir aucunement une vérité. Juste une piste. D'autant plus approprié à ce monde en pleine transformation qu'elle nous ancre et nous ouvre dans un même temps. Qu'elle nous fait davantage aimer l'existence et les autres aussi. Qu'elle donne un peu plus de confiance et de puissance, de vie et d'envie. Qu'elle m'a fait rencontré des personnes lumineuses, avec qui je me sens bien, une tribu, une famille (sans illusion, sans attente de réparer une autre famille, juste de belles personnes également en chemin). C'est tout cela pour moi, et je ressens une gratitude profonde en l'écrivant, le yoga de la kundalini.

C'est pour ça que, oui, je pratique tous les jours. En ce moment le Subagh Kriya. Parfois juste une méditation ou un chant, destiné à me reconnecter à cette part là de moi. Pour ça aussi, que je fais ishnan, tous les matins, cette douche froide (en trois ans, je n'ai pas pu la faire deux fois). Non pour faire un exploit mais parce que j'ai remarqué que cela me fait du bien, que cela m'aide à être et à avancer. Même si à chaque fois je résiste. A chaque fois, j'y vais. Et c'est bon.

Photo by Kenrick Mills on Unsplash


jeudi 9 janvier 2020

Le Subagh Kriya : le kriya de la prospérité

Merci infiniment de votre enthousiasme ! Mais vous êtes tellement nombreu.x.ses, que j'ai dû trouver une autre solution que de vous les envoyer par mail. Voici les photos du Subagh Kriya et quelques explications complémentaires...

D'abord, pour les personnes qui n'ont jamais fait de yoga de la kundalini, sachez qu'on le pratique les yeux fermés et que l'on respire toujours par le nez, sauf indication contraire.

La pratique se fait assis en tailleur (sachez que si vous avez mal aux genou, inutile de souffrir, vous pouvez vous asseoir bien droit sur un fauteuil). Idéalement, si vous avez un support afin que vos hanches soient plus élevées que vos genoux, c'est top : ce peut être une brique de liège ou de mousse, un support de yoga ou même un coussin de votre salon que vous pliez en deux pour qu'il soit assez épais. La colonne vertébrale doit être droite, le menton parallèle au sol).

Ensuite, avant de commencer le kriya - l'enchaînement - indiqué ci-dessous, pensez toujours à ouvrir la pratique : on répète alors trois fois "Ong namo guru dev namo", ce qui signifie "je salue le divin en moi, je salue ma propre aptitude à transformer l'ombre en lumière". C'est aussi une manière de se relier aux autres personnes qui pratiquent ce yoga et ici, en particulier, aux personnes du groupe (sachez qu'il y en a en Australie, au Mexique, en Allemagne... je suis assez héberluée !). 

Ensuite, respectez les indications ci-dessous pour les 5 "méditations" (vous pouvez aussi le télécharger de votre côté à l'aide de ce lien).

Pour les musiques que j'utilise
 - Pour le Har des deux premières postures, j'utilise le Tantric Har, de Simran et GuruPrem ;
 - Pour la troisième posture, vous pouvez dire God à haute voix ou le chuchoter (si on ne veut pas inquiéter toute sa famille) ;
 - Pour le Har Haray Haree, j'utilise celui de Dayal Nishan Kaur.
 - Enfin, je fais silencieusement la dernière posture, pour mieux maîtriser ma respiration.

Ensuite deux options
 - Vous êtes à la bourre et vous devez clore votre pratique ! Pensez à fermer l'espace, comme on l'a ouvert, avec trois Satnam (un long Sat sur 7 temps et un court Nam sur 1 temps), ce qui signifie "Véritable identité, le moi véritable".

 - Vous avez encore envie d'en rajouter côté prospérité : pour ma part, je reste assise, mains sur les genoux, paumes ouvertes vers le ciel et je chante le mantra Hap Sahaaee Hoaa de Nirinjan Kaur pendant 8 minutes. C'est un mantra de prospérité encore une fois qui ôte la peur de l'inconnu, qui nous protège en toutes circonstances, qui nous conduit sur notre vrai chemin de vie*. Puis je clos par les Satnam.

Bon, on est parti pour 120 jours, 4 mois donc. Notez bien le jour de votre top départ, parce que nous n'avons pas tou.te.s commencé.e.s le même jour...

Les questions que vous risquez de vous (me !) poser :

 - A quel moment de la journée dois-je pratiquer ? Quand vous voulez, quand vous pouvez ! Je suis une pragmatique du kunda ! L'idéal : le matin entre 4 et 8 h, ou l'après-midi entre 16 et 20 h.

 - Ca dure combien de temps ? Pour l'instant, je fais chaque mouvement trois minutes, avec l'ouverture et la fermeture, quelques mouvements d'échauffement, ça fait une petite demi-heure, mais si vous faites juste les 15 minutes, c'est déjà génial ! Ensuite, je passerai peut-être à 5 minutes par posture, mais je ne suis pas sûre. Mieux vaut tenir la durée que viser les championnats du monde ! Et 120 jours, c'est long...

 - Je n'ai pas du tout de temps, puis-je "louper" un jour ? Il faudrait mieux pas. Ce que l'on peut faire, mais rarement quand même (hein ?), passer chaque mouvement à 30 secondes ou 1 minute, histoire de garder l'ancrage du mouvement dans son corps (genre 5 minutes dans les toilettes de son entreprise et c'est fait en version SOS). L'idée, ce n'est pas de marchander avec soi-même, mais d'attirer à soi des énergies puissantes. Cela requiert notre engagement.

Enfin, si je vous ai proposé ça, c'est que j'avais envie de faire communauté pour se soutenir et offrir au monde aussi ces énergies de changement et d'ouverture, pour entrer dans une nouvelle année et décennie en conscience. Impossible à plus de 500 de faire un groupe WhatsApp ! 

Je vous propose que vous partagiez vos évolutions, prises de conscience, expériences et miracles (car ça va arriver, n'en doutez pas) sur Insta avec le hashtag #legangdusubagh. Partant.e.s ?

*Les paroles : Aap Sahaaee Hoa Sachay Daa Sacha Doa, Har Har Har.